Vendredi 27 juillet 2007
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08:00
Assister à une telle
scène... cachée derrière un rideau, sans être vue d'Elle...
Mon souffle s'accélerant par son excitation et la mienne... et partir sans rien dire, garder cette instant ainsi... Et revenir un autre jour, pleine de ce souvenir et de l'envie de la
toucher...
LA SOLITAIRE
Dans le fauteuil bleu, large comme un lit,
aux bras entrelaçant comme une caresse,
elle est toute nue et toute en ivresse,
devant la candeur du miroir poli.
Un signe coquet qui semble un grain d'orge,
tressaille et tressaute en brusques élans,
entre ses deux seins gonflés et brûlants,
ses cheveux défaits roulent sur sa gorge.
Le cou renversé, le flanc qui se tord,
les jarrets tendus, ses cuisses ouvertes,
ton son corps se cambre, et ses doigts alertes
fouillent l'ombre rose où frise de l'or !
Vite ! Vite ! Et toujours plus vite !
Sa main s'accélère et son bras frémit;
ses yeux tournoyants sont clos à demi
et son ventre blanc s'élève et palpite !
Vite ! Encore plus vite ! Un rauque soupir !
Un sourire étrange ! Elle a rendu l'âme...
et sa main s'arrête, et sa chair se pâme;
son soufle pressé paraît s'assoupir...
plus rien ! Le silence ! Elle est toute pâle !
Soudain, le désir la reprend, la tient.
Sa hanche se crispe et sa main... revient.
Vite ! Vite ! Vite ! Et vite !... elle râle !
Le soir tombe ; et tout d'ombre se remplit.
On ne perçoit plus que des profils vagues...
a peine peut-être un reflet de bagues
eperdument tremble au miroir poli.
LOUIS MARSOLLEAU (1920)
@ bientôt... K...